Plus ça change, maman, plus c’est la même chose !

mitochondrie en microscopie électronique (source Louisa Howard, Darmouth College)

Certains psychanalystes firent jadis des ravages avec des thèses (plus ou moins fumeuses) sur « les mauvaises mères » auxquelles on imputait maintes pathologies psychiatriques de l’enfant : « mère possessive », « mère de psychotique », « dévoration maternelle », etc. Culpabilisant des mères déjà affligées par la problématique douloureuse de leur progéniture, ce discours péremptoire n’est heureusement plus de mise, à l’heure de la « nouvelle psychiatrie » où une dimension biologique est censée régir les affections mentales. Mais les plus grands adversaires de ces vieilles conceptions sur « la mauvaise mère », les ténors du déterminisme génétique en psychiatrie, contribuent paradoxalement à réintroduire encore une forme de culpabilité maternelle ! En effet, certaines maladies résultent d’anomalies génétiques portant sur l’ADN mitochondrial. Or ce type de patrimoine génétique (lié aux mitochondries) se trouve transmis… exclusivement par la mère !

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