Erratum indu (erreur sur l’erreur)

Plasmodium falciparumSporozoïte de plasmodium falciparum (Source: Wikipédia, cliché Université J. Hopkins)

Lors de certaines situations, l’erreur (réelle) consiste à croire qu’il existe une erreur (imaginaire) ! Ainsi, à la suite d’un article sur des maladies parasitaires comme le paludisme, à propos d’un texte où le journaliste évoquait des « réservoirs de virus », un quotidien publia un erratum confirmant la remarque (apparemment judicieuse) d’un lecteur : « On ne peut pas parler de ‘‘réservoir de virus’’, car ces maladies ne sont pas causées par des virus, mais par des parasites. » Or, l’auteur de l’article et son lecteur (abusivement critique) ignoraient que cette notion de ‘‘réservoir de virus’’ représente en fait une expression consacrée désignant, dans l’épidémiologie des affections transmissibles, toute source où l’agent infectieux se conserve, et quelle que soit la nature précise du vecteur de la maladie : virus proprement dit, bien sûr (comme celui de la rage par exemple), mais également d’autres agents comme une bactérie ou un parasite (tel que le plasmodium responsable du paludisme, en l’occurrence). Un peu de connaissance incite à l’erreur, davantage en éloigne…

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