Quand la météo influence le succès

Pierre Charby Photographie (source: Facebook de Pierre Charby)

Pour les plus jeunes qui ne le connaîtraient pas encore, Pierre Charby est un chanteur, célèbre au milieu de la décennie 1970, notamment pour ses slows  imparables "You", "Nous" et "L’Amour fou". Mais en 1976, année de la mémorable "canicule du siècle" (avec le fameux “impôt sècheresse” à la clef), Pierre rata un nouveau succès dans des conditions paradoxales : certes, cette nouvelle chanson était belle aussi ; mais, prévue pour redonner le moral aux vacanciers déçus par une météo "pourrie" (comme pour "La gadoue" écrite par Serge Gainsbourg en 1966), elle tomba à l’eau… car elle s’intitulait "Il pleut, il pleut", durant cet été 1976 qui se révéla le plus chaud et le plus sec du XX° siècle, avec cette canicule record!

En fait, certaines sources donnent 1973 comme année de parution de cette chanson, comme face B de "L’Amour fou", mais je ne l’ai personnellement entendue (et appréciée) qu’en 1976, d’autant plus qu’elle fut éclipsée initialement par "L’Amour fou". Ses passages à la radio en 1976 étaient sans doute un clin d’œil, pour une programmation décalée par rapport à une météo… "pourrie" différemment qu’à l’ordinaire!

Accents gaulliens

Jérôme Lavrilleux Capture d’écran Twitter

Le 15 Octobre 2014, Jérôme Lavrilleux quitte l’UMP, voyant dans la procédure d’exclusion qui le concerne « une mascarade, une justice d’exception. » Mais le paradoxe, c’est qu’il prend des accents gaulliens pour dénoncer son exclusion de l’UMP (parti se recommandant précisément de l’héritage gaulliste!) sous l’impulsion d’« un quarteron de premiers ministres en retraite. » Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin auront sûrement apprécié la fine allusion à la dénonciation par le général de Gaulle du putsch d’Alger en 1958, à l’instigation d’« un quarteron de généraux en retraite »!

Barack, comme Jules jadis

Ambassadeur de France aux États-Unis à l’époque de l’affaire Dreyfus, l’académicien Jules Cambon confirme le bien-fondé d’une formule célèbre présentant la diplomatie comme « l’art de se taire en plusieurs langues. » Devoir de réserve oblige, Cambon refuse en effet de prendre parti dans une alternative épineuse, en éludant la question « Êtes-vous dreyfusard ou anti-dreyfusard ? » par cette réponse singulière, dans un cocktail mondain : « Merci, ni thé ni chocolat ! » Il pourrait aussi répliquer : « Je ne vous ferai pas de réponse dilatoire, on verra plus tard ! » Situation analogue en février 2014, lors de la visite d’état de François Hollande aux États-Unis: à la question de savoir quel allié européen il préfère, la France ou la Grande-Bretagne, Barack Obama ne peut évidemment pas choisir entre Paris et Londres, et il s’en tire par la même pirouette élégante que Jules Cambon, autrefois : “J’ai deux filles, chacune est merveilleuse, et je ne pourrai jamais choisir entre elles. C’est pareil pour mes extraordinaires partenaires européens!”

 Capture d'écran FranceTV-Info Barack Obama (11/02:2014) [Capture d’écran du site France TV Info]

Vision est mère de sûreté

« Y voir plus clair, c’est accorder sa confiance les yeux fermés » (Campagne d’affichage Certification NF Logement). Que serait donc la publicité sans l’apport de la communication paradoxale?

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